VV16: Retour en vol pour Vega et première mission SSMS

Retour en vol pour le lanceur Vega suite à son échec en 2019. Après une campagne lanceur qui a durée presque 9 mois, le vecteur italien est décollé dans la nuit entre le 2 et le 3 septembre mettant en orbite 53 satellites grâce au nouveau système SSMS.

La campagne aura couvert une période particulièrement longue en raison de deux évènements principaux: le covid-19 cause d’arrêt entre mars et mai, et l’arrivée de l’été qui avec ses vents d’altitude a été cause de report de juin à septembre.

Le système SSMS (Small Spacecraft Mission Service) est un adaptateur modulaire développé par Avio qui permet de lancement de plusieurs micro et nano satellites.


Les satellites :

Passager le plus lourd de la mission (138 Kg), Athena est un satellite expérimental dédié à la transmission des données qui teste des technologies pour une constellation future de télécommunication.

Le satellite ESAIL développé grâce au soutien du programme Artes 21 de l’ESA, est exploité pour le suivi du trafic maritime et permet entre les autre fonctions un suivi au profit de la sécurité environnementale maritime.

NEMO HD (Nanosatellite for Earth Monitoring and Observation – High Definition), comme le dit son nom est un satellite d’observation de la terre conçu pour Space SI le Centre d’excellence slovène pour les sciences et les technologies spatiales.

Quatrième en taille pour cette mission, le satellite espagnol UPMSat 2. Conçu par l’Universidad Politécnica de Madrid il a un but purement éducatif pour donner aux étudiants la possibilité de créer, construire et opérer un petit satellite.

ÑuSat 6 baptisé Hypatia, est un satellite argentin d’observation de la terre qui permet, avec les autres satellites de la constellation, l’exploitation des photos et vidéos à résolution métrique en temps réel à fins commerciaux.

Le plus petit des microsatellites du vol est GHCSat C1 (Greenhouse Gas Satellite) appelé aussi Iris, est un satellite canadien construit par UTIAS Space Flight Laboratory (SFL) pour le suivi des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

A compléter la charge utile de ce vol les nano satellites:
– 14 cubesats 3 unités SuperDove (Flock-4v), qui rejoignent la constellation d’observation de Planet;
– 12 cubesats 0,25 unités SpaceBee, déployés dans l’internet des objets;
– 8 cubesats 3 unités Lemur 2, ces satellites sont constitués de deux charges utiles: STRATOS GPS pour la radio-occultation du signal GPS pour sonder l’atmosphère à des fins météorologiques et le receveur SENSE AIS pour le suivi du trafic maritime;
FSSCat A et B ou 3Cat 5A and 5B, ayant une masse 6 unités, ils doivent tester une charge utile micro-ondes en complément du programme Copernicus;
Napa 1 ou RTAF-SAT 1 (Royal Thai Air Force Satellite) est un satellite d’observation de la terre;
– Toujours dans l’application de l’internet des objets, TARS (nommé en l’honneur du robot du film « Interstellar ») est un cubesat canadien de 3U
Tyvak 0171 est un satellite scientifique pour des expérimentes sur la condensation en microgravité;
OSM-1 de la constellation Cicero (Community Initiative for Cellular Earth Remote Observation), est un satellite doté d’un équipement de radio-occultation des signaux GPS et Galileo pour collecter des données sur le climat de la terre;
Picasso (Picosatellite for Atmospheric and Space Science Observation) et Simba (Sun-Earth Imbalance) sont deux satellites belges conçus pour l’étude de la haute atmosphère
Dido 3 est un satellite dédié aux recherches en microgravité;
– Complètent la charge utile les satellites développés par les universités: Trisat (université de Maribor, Slovenie), AmicalSat (Centre spatial universitaire de Grenoble) TTÜ100 (Université polytechnique de Talinn, Estonie).